Taolenn / Somaèr

huchoer12.jpg (462568 octets) P.2    Edito
P.3    Plate-forme fondatrice de la C.B.I.L.
P.4    Quand le bâtiment va tout va...
P.5    L'anarchisme et la liberté des peuples - partie 2 -
P.9    Reiñ un tamm evit gounid muioc'h c'hoazh
P.10  Contrer les récupérations identitaires
P 12  L'Anarcho-indépendantisme aux Canaries
P.16  La peine de mort essaie de pointer son nez
P.17  Petits compromis entre amis
P.18  Rencontre avec Jérome Boutier
P.21  Scène de violences policières à Lorient le 23 avril
P.22  La pub nous détruit... détruisons la pub !
P.23  Petra nevez ? / Tchi qu'y a d'neu ?

 

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Édito


    L’actualité ne nous donne guère de raisons de nous réjouir. Les États et le capitalisme se portent plutôt bien.
    La Loi de confiance dans l’Economie Numérique va encore supprimer des lieux d’expression, de démocratie – même déjà fort imparfaits – sur Internet. Les individus continuent à être traités comme du bétail, que ce soit dans les prisons, ici et ailleurs, ou en dehors… les capitaux ne connaissent pas de frontières mais on continue à expulser des sans-papiers par charters après leur avoir fait subir l’enfer dans notre cher Eldorado européen. Tandis qu’ici le secteur de l’immobilier pénitentiaire connaît un effroyable essor, certains font semblant de découvrir qu’en Irak, comme ailleurs, même dite « démocratique », une armée signifie guerre, c’est-à-dire asservissement, tortures et boucheries.
    Les attentats madrilènes vont donner un coup de fouet au flicage ; en hexagone, le plan Vichy-pirate nous offre le spectacle d’un véritable état de siège : les bidasses, famas au poing, qui patrouillent sans cesse dans nos rues servent plus à réprimer les classes « dangereuses » qu’à combattre le terrorisme…
    La précarité semble aussi avoir de beaux jours devant elle : à Rennes les salariés de STMicroelectronics qui ont déjà occupé durant plusieurs mois leur lieu de travail (pour protester contre leur licenciement en bloc) se préparent à être éjectés par la milice du capital. Et c’est pas forcément mieux ailleurs.
    Le procès des militants bretons emprisonnés depuis plusieurs années a laissé transparaître – sans surprise – la supercherie d’un acharnement pour des motivations politiques et il semble que ce soit loin d’être fini pour certains d’entre eux. Ne manquons pas de faire l’accueil qu’il se doit à ceux qui ont eu la chance de revenir parmi les leurs, continuons à soutenir ceux qui y sont restés.
    Le rythme des élections ne s’interrompt jamais et continue à nourrir les illusions : le « message » des électeurs au gouvernement Raffarin a permis à celui-ci de prendre un second souffle… on prend les mêmes et on fait pire ! En Bretagne, certains cultivent particulièrement l’amnésie : les espoirs d’émancipation culturelle que fait miroiter la région passée « à gauche » n’est pas sans rappeller une certaine année 1981…
    Trawalc’h ! Que faire ? – Amorcer la riposte assurément, c’est à dire diffuser nos idées d’actions et de modes de fonctionnement alternatifs, s’investir quotidiennement dans les luttes, là où le malaise se fait de plus en plus ressentir. Empêcher que d’autres récupèrent ces combats, être les éternels empêcheurs de tourner en rond, et ce même (voire surtout) envers les camarades indépendantistes et les autres libertaires.


    Bemdez hag e pep lec’h : bevomp disuj !


Per-Ewan